mercredi 27 juillet 2011

Le génie de Kundera

Je viens d'achever la lecture de La Plaisanterie, et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette parfaite définition de l'âge jeune, adolescent :

"le stupide âge lyrique où l'on est à ses propres yeux une trop grande énigme pour pouvoir s'intéresser aux énigmes qui sont en-dehors de soi et où les autres (fussent-ils les plus chers) ne sont que miroirs mobiles dans lesquels on retrouve étonné l'image de son propre sentiment, son propre trouble, sa propre valeur."

"leur sauvage besoin d'être vus, entendus, reconnus."

La Plaisanterie, achevé en 1965.

Voici qui devrait me permettre de relativiser lorsque l'égocentrisme et le comportement ouvertement exhibitionniste de mes chers élèves me préoccupent de trop...

2 commentaires:

Leiloona a dit…

Kundera est mon préféré fétiche, j'ai tout lu de lui, et j'attends toujours une nouvelle publication ! ;)

Manon Naïs a dit…

Eh bien moi je découvre, je n'ai lu que La Plaisanterie et écouté Les testaments trahis par extraits en audio CD, lu par lui-même et son accent délicieux. Je l'entends encore : "Chez Rabelais, l'humourrr" et je sens que je ne suis pas au bout de mes plaisirs !