mercredi 20 juillet 2011

Mode, éthique humaine et environnement : shoppons juste !

La "mode", ou du moins l'industrie et la création textile, sont des secteurs que la délocalisation à tout crin touche de plein fouet. Pour quelqu'un qui s'intéresse de près aux vêtements, la qualité a chuté d'une manière spectaculaire. Les plus grandes marques délocalisent et se gardent bien d'éclaircir le flou artistique régnant autour de leur production. Il en est ainsi d'Aubade. Depuis leur récente installation en Asie, les tissus, les coutures et les dentelles n'ont plus du tout la même qualité, et je ne parle pas des bretelles.
Les sacs Lamarthe, après avoir délocalisé en Roumanie, vont à présent être fabriqués en Chine. Et n'espérez pas une baisse des prix !
On peut penser qu'il s'agit là d'une réaction légitime à la crise, mais c'est faux, car une fois la crise passée, la baisse de la qualité fait perdre de la clientèle. Il en a été ainsi pour Christian Lacroix, qui doit une partie de sa faillite à une perte de clientes, parce que ses investisseurs l'ont contraint à utiliser des tissus moins chers.


Mauvais calcul...Preuve en est que certaines marques se sont au contraire mises à relocaliser, comme La City.
Loin de moi l'idée que les Asiatiques ne savant pas coudre, bien au contraire, ce continent a comme chacun sa propre et magnifique culture du tissu et du vêtement.

Mais pas dans les conditions que leur imposent les entreprises occidentales venues s'implanter pour économiser sur le coût de revient tout en conservant le même prix de vente ! Lorsque l'on voit les prix pratiqués par BCBG by Max Azria ou Karen Millen alors que presque tout y est fabriqué en Chine...
Et les coupes...Toutes celles qui ne font pas du 36 ont dû remarquer que chez certaines grandes enseignes, on n'a pas encore compris qu'un bras ne rétrécit pas après l'aisselle... Que celle qui ne s'est jamais retrouvée le biceps saucissonné dans une cabine H et M me jette la première pierre...

Pour des raisons de qualité, mais aussi et surtout d'éthique et d'écologie, cela fait des années que je n'ai plus acheté un vêtement fabriqué ailleurs qu'en Europe, sauf parfois d'occasion puisque ça n'influe pas sur les statistiques de consommation. Cela élimine apparemment beaucoup de possibilités, mais le jeu en vaut la chandelle : on découvre des marques magnifiques, confidentielles et pas plus chères que les autres, des vêtements parfaitement coupés, des chaussures à talons confortables et stables, on fait marcher des commerces soucieux du reste du monde, et les vêtements ne bougent pas au lavage, ne s'effilochent pas, ne se décousent pas. On fait ainsi des économies et on a la possibilité de conserver ses pièces fétiches pendant des années.

Alors que si l'on a l'impression de faire des économies en achetant "pas cher", ce n'est souvent pas le cas, tout simplement parce que ça s'abîme vite, et qu'on achète beaucoup de petites choses que l'on met très peu. Faites le calcul : 3 paires Bata ou André à 30 ou 40 euros (c'est déjà très cher !), avec de la colle qui dépasse et qui font une saison (à moins de les mettre très peu) ; ou une très belle paire à 120 euros que vous allez entretenir et garder 10 ans sans qu'elles vous fassent mal aux pieds ? Pour ma part, j'ai fait mon choix, et beaucoup de copines m'envient mes chaussures ! Tentez l'expérience : mettez de côté l'argent chaque fois que vous avez envie d'une paire bas de gamme, et entrez dans les boutiques plus luxueuses en soldes...
J'insiste sur les chaussures, c'est le plus important pour l'allure ! De très belles chaussures avec un jean, c'est beau. Mais un très beau jean avec des chaussures moches ?

Je partagerai donc mes découvertes avec vous au fil du temps, mais je peux déjà mentionner quelques marques réellement fabriquées en France et qui proposent des choses ravissantes pour touts les goûts.

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