jeudi 18 août 2011

Quand la bise sera venue...

Il y a quand même quelque chose d'énervant à voir, à la moitié de l'été à peine, des vêtements chauds et aux couleurs automnales plein les vitrines et les magazines...Ils nous rappellent la rentrée au début du mois d'août... Sans compter que marcher dans la rue, dans le Sud, en voyant tout ça, ça donne chaud ! Rien qu'à voir les lainages et les bottines, je transpire...
Mais pisque c'est comme ça... Parlons défilés.
Je nevais pas trop râler, parce que cette année les "tendances" me donnent - enfin - quelques sujets de grande satisaction parfaitement égoïste.
Avant tout, roulements de tambour, c'est ENFIN le grand retour de la jupe (ou robe) SOUS le genou !! Oh bonheur... Hourras ! Enfin ! Ben oui parce que mince ou ronde, quand même, on a souvent des genoux bizarroïdes, non ? Je fais peut-être (sûrement) une fixette, mais entre les cagneux, les en dedans, les proéminents, les enrobés d'un coussinet, le "gros pavé d'os qu'on ne voit que lui" sur une belle jambe fine, la peau qui plisse au dessus et j'en passe... Coco Chanel disait que seulement 10 % des femmes pouvaient se permettre de les montrer ! Sans me prononcer de manière aussi radicale, je constate que sur moi comme sur beaucoup de femmes, c'est très esthétique de rajouter quelques centimètres à une jupe : ça allonge, ça affine, ça met le mollet en valeur... Et quand la jupe est taille haute en plus, c'est encore mieux ! Croyez-en une "fille à jambes trop courtes" : ça vous change une silhouette ! Jupe-tube, jupe-crayon  : sur les pulpeuses comme sur les minces c'est magnifique, et ça transforme tout fessier en aimant... [On trouve aussi, par exemple chez Yamamoto la version plus longue et décontractée, façon Sophie Marceau dans l'Etudiante, très joli aussi avec des bottes, et confortable, mais peu conseillée aux jolies pépées de petites tailles.]

Mais attention !!! La jupe droite sous le genou, ça exige une belle qualité de coupe et des cuisses pas trop serrées, sinon dès qu'on marche, elle remonte...au-dessus du genou ! Me suis fait avoir combien de fois comme ça, moi... Moralité : dans le magasin, on MARCHE ! Et tant pis s'il y a la queue...

Et comme les couturiers ont vraiment décidé de faire plaisir à mes mirettes, ils multiplient également les couleurs que j'aime en hiver (blanc, bordeaux, rouge et rose vif...). Ajoutez à cela des robes fleuries pour l'hiver, un mélange extrême de matières (grosse maille tricotée et jupe vinyle, tweed et soie, ...), des bottes à talon et des capelines... Mmmmmm... Et avec ça ma p'tite dame ?

Et bien avec ça, c'est le grand retour des années quarante, mes vraiment vraiment vraiment préférées, coupes simples, droites et cintrées pour le jour, tailles marquées, robes fluides, manches ballon et trois quart, gants, matières brutes et chaudes, velours, dentelles, chaussures à brides sur socquettes, je contemple tout cela avec ravissement (je ne dis pas extase, mais c'est limite)... en espérant que les marques abordables vont suivre le mouvement !

Voici donc une petite sélection et des commentaires parfaitement subjectifs !
Pour commencer les réjouissances de la pupille, mention spéciale à Véronique Leroy pour la sobriété et la l'esthétisme de sa collection :



... et  à Nina Ricci, qui représente comme toujours, selon moi, la quintessence de la féminité !



Chez Marni, tout n'est pas transcendant, mais j'adore ce pur vintage simple et assumé:
 Chez Mouret, un travail très intéressant sur la coupe des robes :
 La robe de mes rêves est chez Pucci :
 Chez Donna Karan, les analystes ont beaucoup critiqué la vision figée et caricaturale de l'élégante bourgeoise française vue par l'Amérique. C'est vrai sur certains points (tons beiges, collants, coiffures et bijoux mémérisants), mais les coupes et le travail sont néanmoins magnifiques :

 Pour finir, je suis comme toujours conquise par le travail de Sportmax : même si tout n'est pas idéal à mon goût, il y a toujours des couleurs, une recherche de modernité sans excès et de mise en valeur de la femme qui me conquiert (petit bémol toutefois sur les bottines, trop massives avec certaines tenues) :


J'ai également remarqué une très belle recherche autour de la décennie 40' chez Paule Ka, et un glamour admirable chez Oscar de la Renta et Ferragamo, avec une subsistance plus marquée des années 50 chez ce dernier.
Site source pour contempler toutes ces oeuvres d'art : http://madame.lefigaro.fr/defiles/pret-a-porter-0/automne-hiver-2011-2012-1

Conclusion : Revisiter le vintage, ce n'est pas évident : entre trop figé (comme chez Karan) et exagérément transformé , comme chez M. Jacobs (plus de taille) ou Miu Miu (trop d'épaules), la juste modernisation est une frontière très difficile à trouver !
Si vous êtes sages, je vous montrerai mon vrai manteau des années 40 acheté l'année dernière chez Mam'zelle Swing à Paris.
Et si vous avez envie de plonger directement dans cette décennie fascinante ou une autre, direction Mamie : la patronne est incroyable, le style est tout droit sorti de La Bicyclette Bleue, elle sera de bon conseil, et vous verrez des hommes diablement élégants essayer des blousons d'aviateur...

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