samedi 7 avril 2012

Assouvir enfin mon besoin de lecture

Le travail m'absorbe à ce point ces derniers temps que je laisse s'évaporer les moments précieux que je consacrais autrefois à lecture. Cet état de fait se devait de cesser : ma fibre lectrice se desséchait, le besoin devenait tenaillant.
En deux semaines, j'ai donc "rattrapé" le temps, fait de mes envies dévorantes de mots encrés une priorité, négligé le reste, fait taire mes préoccupations, ou plutôt choisi des ouvrages qui pouvaient leur faire écho ; je me suis plongée avec délices dans cinq romans aussi variés qu'enrichissants, sur lesquels je souhaite à présent vous livrer brièvement mes impressions.

- La Valse aux adieux, de Kundera. Une déception. Cette valse se laisse suivre et coule bien, mais l'argument en est finalement lassant, la structure brouillon, et les personnages traités superficiellement, voire caricaturalement. Je suis restée sur ma faim. L'impression d'être bloquée sur le seuil. Rien à voir, selon moi, avec la profondeur, la subtilité psychologiques de La Plaisanterie. Sans parler d'une phrase sur le viol d'une misogynie révoltante.
- Un jour, de David Nicholls. J'avais vu le film avant, sympathique sans plus, et je le regrette (comme toujours). C'est un best-seller, c'est de la traduction, ça ne deviendra pas un classique, mais quel plaisir de suivre l'évolution amoureuse finement analysée, humoristique et parfois satirique, mais toujours tendre, subtile enfin, d'Em et Dex, Dex et Em. Jolie construction. Jolies trouvailles. On y croit de bout en bout. Un "romantisme réaliste" légèrement gâché par une fin superflue à mon goût.
- La liste de mes envies, de Grégoire Delacourt. Très sympathique, j'ai beaucoup aimé. Les qualités que je lui trouve, en vrac : un style acéré, franc, net ; de beaux traits de plume, l'art de l'ellipse dans l'émotion, le  traitement très original d'un sujet rebattu, une narratrice éminemment attachante et parfois bouleversante.
- La vie d'un homme inconnu, d'Andreï Makine. LA découverte, un coup de foudre. C'est écrit magnifiquement, un grand souffle, bouleversant d'humanité contenue, la parfaite croisée entre l'âme russe et la rigueur française, la passion et l'analyse, le présent et le passé. Je le recommande mille et mille fois. C'est le genre de livre que j'ai envie de reprendre au début sitôt refermé, pour le déguster encore et encore, et mieux.
- Le Château de Kafka : offert par un ami ; je ne l'ai pas terminé, mais j'apprécie beaucoup !

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