mardi 22 mai 2012

Encore un coup de foudre littéraire ! La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre

Ma résolution d'empêcher mes multiples activités de m'empêcher de lire persiste et signe... Je dévore à présent régulièrement mon comptant d'encre et de papier, librement, et je suis ravie, au gré de mes promenades en librairie (oui, on peut se promener en librairie, comme on se promène en forêt ou en ville...), de tomber sur des auteurs contemporains pleins de talent ! 
Voici donc le prix Femina de 2010, découvert par hasard sur une table... Je ne me fie jamais aux prix, mais celui-ci n'a pas volé le sien !


Que ce titre me sied, avant même de consulter la 4e de couverture ou d'ouvrir le livre... 

C'est plein de beaux mots, de pensées d'une grande finesse et de comparaisons originales et foudroyantes... sans parler de délicieuses pointes d'ironie. J'ai hâte d'en essayer un autre. 

Clémenceau aurait dit : "Le meilleur dans l'amour, c'est quand on monte l'escalier..." 
J'applaudis des deux mains, et j'ose un pastiche : 
Le meilleur dans la lecture, c'est peut-être le moment où l'on écarte la couverture... 
On arrive alors devant la dérisoire barrière du premier feuillet, fin et vierge, plein de promesses non encore dévoilées... Et l'on retarde le geste, savourant d'avance le moment où nos yeux se poseront enfin sur la première phrase, avec une légère appréhension et beaucoup d'attentes : sera-t-on immédiatement et passionnément emporté? Ou bien nous faudra-t-il un temps d'acclimatation, un peu de patience devant la montée lente mais progressive de notre affection pour le caractère des mots, la silhouette des phrases?  Sera-ce un échec complet, l'ennui sans remède, la désolation d'échouer à établir un contact véritablement  intime?
On la tourne enfin, cette page en papier cigarette, en une longue glissade, retenant un peu notre souffle, comme un qui s'apprête à plonger. Le début d'une double histoire, celle du livre et la nôtre, lui et nous, qui nous bouleversera peut-être, qui nous révèlera peut-être une part du monde et de nous-mêmes, livre d'un soir, d'une nuit d'insomnie, d'un éclat de rire ou d'une vie... Livre pour toujours associé à une douleur, un parc, un air de musique, un âge, un trajet.... 

Je vous laisse donc sur le seuil du livre de M. Lapeyre sans vous en dévoiler le moindre contenu... 
Bonne lecture !

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