vendredi 26 août 2016

Une robe en soie verte, so fifties

Une tenue... Cela faisait très longtemps (Je trouve toujours des excuses à mon immobilisme... là ce fut l'attelle, puis la varicelle, hum, pas mal comme excuses, non? Mais aujourd'hui, foin de la tignasse - justement!, des pores dilatés par la canicule, des bras flasques et des cicatrices sur le front : une tenue vous aurez :-).

Catégorie chic, durable et pas cher, j'ai acheté cette robe en soie dans un dépôt-vente nantais aujourd'hui fermé, en 2008, pour 45 euros... Je la porte très souvent l'été - sur peau bronzée, elle fait merveille, mais je bronze de moins en moins. Je devais avoir un tout petit capital soleil, car je n'en ai pourtant pas abusé au cours de ma vie.

Ceux qui me suivent savent combien j'aime le vert, et la soie (et le ver à soie, aussi, d'où l'achat de préférence d'occasion).

Toutefois, pour porter du vert (fards, bijoux, vêtements), j'ai une couleur d'yeux un peu compliquée à mettre en valeur, car leur teinte tire sur le brun-orangé : les verts froids les éteignent au lieu de les rehausser. Il ne me faut donc que des verts presque chauds (d'autant plus avec ma carnation et mes cheveux) : du kaki, de l'olive, de l'anis (voire du caca d'oie, ou merde d'oyson au XVIIe, et merde d'oie encore chez Stendhal, :-D !). Je suis donc ravie, et de cette robe, dont le vert varie selon les lumières, mais toujours dans les bonnes nuances, et de ces boucles d'oreille, la deuxième paire que j'achète Aux Cerises de Lutèce de la rue Monge, une boutique parisienne dont je vous avais déjà parlé ICI.







La marque de la robe : Enolah (une marque belge).
Normalement, le cordon de la poitrine ne se porte pas noué derrière le cou, mais je trouve ça joli comme ça.

Et pour lutter contre la gravité traîtresse qui nous fait bouder les robes dos nu, je porte un bustier Aubade, du temps où la fabrication était française, qui tient très bien (larges bandes adhésives, armatures bien positionnées). Pas de miracle. :-)

vendredi 19 août 2016

Week-end Ardèche/Drôme (4) : Grignan, l'art et le plaisir

Bonjour à tous. Voici, un peu en retard, le dernier volet de mon petit séjour en Ardèche et dans la Drôme : Grignan. Une étape de choix !

Grignan a été, au Moyen-Age et sous l'Ancien régime, un fief provençal de premier plan. Au XVIIe y résident le comte de Grignan, et son épouse, Françoise de Sévigné, fille de la marquise de Sévigné, fameuse épistolière (décédée au château) : se déroule donc au village, depuis 1996, en juillet, un beau festival de la correspondance, auquel j'aimerais bien me rendre une de ces prochaines années.

Le fabuleux château, parfois surnommé le "petit Versailles du Sud", a des terrasses immenses, qui permettent d'embrasser du regard les tuiles, les vignes et les montagnes, à perte de vue. Leur accès est gratuit ; seul celui de l'intérieur du palais ne l'est pas (et nous n'avons pas eu le temps de le visiter). Sa façade Renaissance est magnifique, sans oublier les lanternes, et la petite forêt de chênes qui abrite une guinguette les soirs de spectacle.


En effet, tout l'été, un spectacle se joue, presque chaque soir : ce sont les "Fêtes nocturnes". On peut d'ailleurs admirer de beaux clichés pris lors des spectacles des années précédentes sur certains murs extérieurs.
Cette année, c'était Don Quichotte, par la compagnie des Dramaticules, et je regrette vraiment de l'avoir manquée...

Grignan, c'est un village adorable dans lequel il fait bon se promener, et... manger.

Je vous conseille particulièrement le restaurant Le Poème de Grignan. (Ce nom serait-il un hommage à Philippe Jaccottet, résident du village ?)


La formule du marché, à 29 euros, est à présent proposée tous les midis, même le dimanche. C'est fin, copieux, sans prétention, avec un grand soin des "matières premières" (légumes très frais et goûteux, saumon écossais, ...) : vraiment une belle réussite.

Mon menu en images colorées (la glace du dessert était un exquis sorbet maison à la verveine ; et la purée à la ciboulette, je ne vous dis que ça...) :


Après la correspondance, après le théâtre, voici la musique, et vous pouvez cumuler, car le Comité des Orgues de Grignan organise des concerts tout au long de l'été, plutôt en début de soirée (18h30).

Ainsi, en entrant dans la collégiale St Sauveur (bâtie sous une terrasse, à même le rocher, elle abrite la tombe de la marquise), nous avons eu la chance d'entendre un duo orgue (Franck Tourre) et flûte à bec (Aurélie Karbowiak) répéter du Frescobaldi, du Corelli et du Vivaldi. Dans ce lieu frais, serein, et presque vide, c'était un grand plaisir de les écouter.

J'ai trouvé la rosace (gothique du XVe) de cette collégiale particulièrement belle, et assez originale par la petite taille des vitraux (vue intérieure) :


Sympathique également, pour une demi-heure en été : déguster une glace au Jardin méditerranéen du Clair de la Plume (annexe excentrée du restaurant gastronomique du même nom, qui dispose également d'un salon de thé donnant sur une jolie place) : il permet d'admirer le château de loin, tout en dégustant une excellente glace artisanale (et médaillée). Ce praliné !
Si vous voulez y dîner, la nourriture n'a rien d'exceptionnel, mais la vue sur le village et le château illuminés valent, je pense, le détour.

Grignan est donc une ville à ne pas manquer, pour un déjeuner, un après-midi de visite, un concert et un spectacle, par exemple, en week-end ou sur la route du Sud (enfin, du Sud plus au Sud). Pour un dimanche, le nombre de visiteurs m'a paru raisonnable, ce qui ne gâche rien.
C'est une ville que j'ai découverte il y a deux ans, en cherchant à éviter l'autoroute embouteillée. Finalement, les trois covoitureuses que nous étions, et qui ne se connaissaient pas, ont décidé de flâner, manger une pizza... Impromptu et sympathique. Je voulais depuis longtemps revenir afin de visiter plus en détail ; à présent, j'ai très envie d'y retourner pour les événements culturels, et pour voir l'intérieur du château.

Tout autour, d'autres merveilleux châteaux de la Drôme et beaux villages vous attendent, peut-être à vélo ?

Si vous venez de loin, le plus pratique est d'aller en train jusqu'à Montélimar (TGV), puis de louer une voiture ou des vélos : tout est près, et c'est un procédé qui doit avoir du succès, car je n'ai jamais vu une telle quantité de voitures de location pour une si petite gare !

Et puisqu'on se quitte sur des voitures, j'ajoute, pour le plaisir, la rutilante pépite rencontrée sous les remparts:

Et une vrombissante fin de mois d'août !

mardi 9 août 2016

Week-end Ardèche/Drôme (3) : B&B Le Séminaire (Roussas)

Suite du week-end...

Le samedi soir, nous avons roulé une petite heure des Gorges de l'Ardèche à la Drôme, et dormi dans un B&B, Le Séminaire, à Roussas, un village au ravissant château surplombant. Il se trouve tout près de Montélimar, dans le pays de Grignan, tout parsemé de "plus beaux villages de France" et de "villages médiévaux" dans un périmètre assez restreint.

Pour la petite histoire, ce week-end s'est organisé inopinément le mardi pour le vendredi... Dans une telle région, à une telle période, vous imaginez bien qu'il ne restait plus beaucoup d'établissements disponibles. Par conséquent, trouver des prix plus bas sans céder au charme, ou rester au même endroit deux soirs de suite, ça n'a pas été possible, mais je ne regrette rien : l'imprévu, c'est exquis ; l'Ardèche et la Provence, c'est (toujours) extra. :-)

Le site de l'hôtel

Ce Séminaire, à l'entrée toute discrète, n'a rien de religieux... hormis l'ancienne vocation de la bâtisse!

De ce B&B à la chambre un peu trop moderne et grise à mon goût (mais super douche, toilettes séparées, et très bon matelas), je retiens surtout quelques gros points forts :

1* Le jardin charmant qui fait oublier le bord de route (peu fréquentée, de toute manière) - demandez la chambre "Rouge de Mars", plus petite, mais dont une fenêtre a cette vue :
2* Le calme : il n'y a que trois chambres, et nous étions seuls au bord de la piscine en fin de matinée. Le jour du départ, on peut en profiter encore après avoir rendu les clés, avec une petite pièce pour se changer ensuite.

3* L'humour belge de notre hôte, Guido... Nous avons bien ri durant le dîner, et lorsque je l'ai prévenu que nous partions, il nous a répondu : "Merci pour l'accueil", avec un ton pince-sans-rire (L'humour belge, comment dire... fait selon moi partie des grands plaisirs de la vie).

4* La nourriture : Le petit déjeuner bien sûr, toute la table déjà mise lorsque nous sommes arrivés, croulant sous les denrées, plateau de fromages, melon, jambon cru, confitures artisanales, pain, viennoiseries, pain d'épice, jus d'orange, yaourts, etc.
Mais ce n'est pas tout : chose assez rare, grâce aux talents de cuisinière de Lucie, le B&B fait aussi table d'hôtes (à demander à l'avance, car tout est acheté au marché). Je n'ai pas pris de photos (trop faim!), mais c'était très bon, avec des ingrédients frais, goûteux et savamment orchestrés.
Nous avons également bu une bonne bouteille de rouge local "à la carte" : ouverte pour nous, avec liberté de boire la quantité que nous voulions et de payer en proportion.
Nous avons pris les repas sous cet auvent, grisés par le vin  le bruit de la fontaine toute proche :

5* Le jardin. Eh oui, encore... en terrasse, petit mais ravissant, avec sa fontaine, ses fleurs et son antique kiosque en fer rouillé :

Pour ceux qui voudraient se détendre à 100%, sachez que la fille des patrons est ostéopathe, et qu'elle propose aussi des consultations sur place certains jours... comme pour le repas, à demander par téléphone, et une nouvelle raison d'éviter le monstre Booking !

A demain pour le dernier volet de ce week-end plein de bonheurs, de verdure, de pierres, de soleil, de vent et de plaisirs gustatifs et colorés. Bref, de Sud... Aaaaah.

lundi 8 août 2016

Week-end Ardèche/Drôme (2) : les Gorges de l'Ardèche

Après notre nuit à La Santoline, sur les conseils de l'hôtelière, nous avons évité de regagner la rive est de l'Ardèche, où se trouvent la route, les panoramas, et la circulation / la fréquentation qui vont avec ; au lieu de cela, nous sommes allés à Labastide de Virac, puis, par une petite route, jusqu'au mas de Serret : juste avant le panneau "Camping Mille étoiles" (chemin privé), on peut se garer sous les arbres, et de là, après une toute petite heure de descente agréable sur un sentier pierreux (prévoir de bonnes chaussures) et ombragé, gagner une rive peu fréquentée (en revanche, il y a pas mal de passage en kayak, mais on peut rester dans l'eau pendant qu'ils passent). A l'arrivée, le panorama est saisissant de beauté.
Si l'on souhaite s'éloigner du point d'arrivée du camp de kayak, qui se trouve juste derrière l'arrivée du sentier, on peut longer la rivière pour aller plus en aval.
L'eau est peu profonde et il y a beaucoup de courant, ce n'est donc pas la grande baignade, mais il y a de quoi s'amuser à se prendre pour un saumon en essayant de remonter (avec beaucoup moins de grâce), pique-niquer, lire, siester à l'ombre en écoutant le bruit de l'eau... avant de reprendre le sentier dans le sens ascendant!
Nous sommes arrivés un peu tard pour marcher davantage, mais si vous avez un ou plusieurs jours, il y a beaucoup de sentiers de randonnée de ce côté (nous avons acheté une carte IGN dans le bureau de presse de Barjac).