Un article pour aborder un sujet qui me tient à coeur : les compliments, quels qu'ils soient, portant sur l'attitude, la personnalité, la beauté extérieure ou intérieure, les actes, les aptitudes, etc.
L'exercice me semble aussi périlleux que vital.
Souvent, nous n'osons pas. Il risquerait de flatter la vanité de l'autre, il serait superficiel, ou intéressé... ou gênerait les personnes nombreuses que les compliments gênent. Ben oui, mais alors... ça ne risque pas de bouger. Quel dommage.
"La calomnie a, au moins, cet avantage sur la louange d'être toujours crue". Charles Régismanset.
Ces écueils ne devraient pas nous faire abandonner la pratique du compliment impromptu, à un.e inconnu.e dans un magasin, à un parent, à quelqu'un dont on pense le plus grand bien sans jamais le lui dire. Le genre de compliment qui réconforte ou galvanise l'autre, peut-être pas sur le moment, mais souvent pour longtemps.
Car je ne sais pas si c'est le cas pour vous, mais pour ma part, chaque compliment visiblement sincère que l'on a pu me faire est gravé dans ma mémoire, m'a fait un bien fou et durable, me retraverse parfois et me donne le sourire. Un compliment sans arrière-pensée sur l'allure, la reconnaissance du fruit de son travail, l'estime explicitée sans envie par d'authentiques ami.es.
Les flatteries sont vite reconnaissables à leur surabondance... mais pourquoi tomber dans l'excès inverse ? Et si nous étions moins avares de nos compliments, qui sait si la fausse modestie, le nombre de selfies et l'égotisme éhonté des réseaux sociaux ne diminueraient pas, si l'audace ne gagnerait pas tout un chacun ?
Je ne crois pas que les compliments rendent vantard ou vaniteux. C'est enfoncer une porte ouverte que de dire que l'orgueil et la susceptibilité se développent souvent sur le terrain du manque de reconnaissance.
"Un compliment, c'est un peu d'amour dans beaucoup d'esprit." Emile Faguet
N'avez-vous jamais été touché en recevant un compliment inattendu, que vous avez senti sincère, au sujet de quelque chose de vous que jugiez négativement ? Un compliment peut-être aussi inoubliable que les reproches qui nous transpercent souvent. Et s'il faut plus d'une fois pour en être convaincu, raison de plus pour s'y mettre.
Pourquoi exprimer plus souvent les reproches que les compliments ? Cela ne peut que priver les premiers de leur efficacité, donner aux autres un sentiment de désamour, d'injustice, les abîmer par la disgrâce de l'effet Pygmalion.
Et je crois, oui, (vous me direz si vous n'êtes pas d'accord) qu'il en est ainsi pour tout le monde.
Même pour ceux que les compliments gênent, qui souffrent d'un tel déficit d'amour-propre et de légitimité qu'ils se sentent inaptes à les accueillir : au fond, loin sous la surface, le compliment mènera son petit chemin bienfaisant. Et plus ces personnes recevront des compliments similaires de personnes différentes, plus elles envisageront leur véracité.
Même pour ceux qui semblent imbus de leur personne et dotés d'une assurance à toute épreuve : sous la surface, une voix appelle une confirmation qui les apaiserait enfin, qui leur ferait un peu lâcher prise.
Oui, vraiment : même si on vous a élevé à l'encontre de cette idée, même si vous n'en avez pas reçu d'abord, jetez des fleurs choisies, cueillies à l'instant précis où elles y sont prêtes, dès que vous en avez envie ; jetez-en aux autres, amoureux, enfants (ils en ont tant besoin pour se construire), parents, amis, collègues, inconnus croisés dans une gare ou devant des cabines d'essayage... Vous pourriez bien faire des émules. Le compliment dégagé de toute attente, délesté de ses oripeaux comparatifs (à soi, aux autres, au passé du complimenté), est une bénédiction laïque, qui donne foi en soi et ne provoque nul péché d'orgueil. C'est un art, et son domaine est sans bornes, du plus petit détail au plus général. Merci à ceux qui m'ont déjà donné l'occasion d'y goûter, notamment ici ; j'espère l'avoir également pratiqué, je m'y emploie, en tout cas, maladroitement parfois, mais sincèrement toujours. Il est si délicieux de se réjouir des autres.
On peut même épargner les gênes en travaillant l'art du compliment sous-entendu, parfois par un simple "elle aussi/lui aussi", "comme toi" ajouté au compliment d'un tiers dans la conversation... Ainsi le compliment, décentré, peut n'être pas relevé et produire son petit effet en toute discrétion ! Oui, ça sent le vécu... il existe des êtres de tact et de délicatesse qui ont toute mon admiration.
Et comme réponse au compliment ? Un simple merci souriant vous vient... ne suffit-il pas ? Vous rougissez... Ce n'est pas grave. Ne pas se sentir obligé de le minimiser, ou d'en faire un aussitôt en retour. C'est difficile, c'est vrai, mais on finit par y arriver. S'enfuir si l'on est gêné. L'emporter chez soi, pour le savourer. Ou alors, on peut rétorquer...:
Quelle injure qu'un compliment ! On ose me louer ! Ne suis-je pas au delà de toute qualification ? Paul Valéry, Monsieur Teste (1926)
Suite au post d'hier sur nos petits et grands complexes, ma chère Iliana, du blog A quatre mains, a laissé en commentaire un lien vers une vidéo que je tiens à poster vraiment (car les commentaires sont rarement lus), tellement c'est chouette, émouvant et réconfortant. Pas de quoi réparer des années de complexes ou des remarques assassines, sans doute, mais c'est déjà quelque chose.
Le mieux étant encore de s'entourer de personnes qui n'ont pas peur de placer quelques compliments sincères au quotidien, et de faire de même : ça fait tellement de bien ! Les compliments devraient être remboursés par la sécurité sociale, et il faudrait proposer des stages aux ours et aux adversaires obsessionnels de l'égotisme pour qu'ils découvrent ce plaisir... Si vous avez des idées d'activités à proposer... je vais lancer un concept !
Ce que je retiens de cette vidéo, c'est l'évidence à se remémorer sans relâche : les autres remarquent nos atouts, ce sont eux qui les frappent d'abord, avec la lumière et les vibrations que l'on renvoie, sauf peut-être pour quelques esprits chagrins qui voient le négatif d'abord, mais ils sont rares et surtout cela ne nous intéresse pas de leur plaire !
Vous-même, ne trouvez-vous pas magnifiques des personnes qui ont objectivement quelques défauts qui les complexent certainement ? Eh bien, appliquez-vous cette observation... et soyez bien sûrs que vous plaisez plus que vous ne vous plaisez ! Et comme nous fondons notre estime de nous sur l'image que les autres nous renvoient de nous-même, prendre conscience de cet état de fait est un grand pas en avant, sans aucun doute !
"La beauté réside dans l'oeil de celui qui regarde" : un cliché à
aimer. Si nous nous sentons beaux dans les regards des autres, alors
vous oserez aussi contempler leur beauté, et tout cela dans un esprit de
plaisir détaché de l'envie comme de la crainte. Un beau cercle vertueux
à rechercher, non ?
Voilà voilà, je vous laisse avec cette idée brillante, parce qu'il fallait vraiment y penser... (dommage qu'elle vienne d'une marque qui produit des produits polluants... mais sa ligne publicitaire est plutôt douce et humaine, au moins... défauts et qualités, bis!) :
Il est très rare que je m'apprécie un minimum sur des photos prises à l'improviste. Honnêtement, j'ai un visage peu photogénique, et si je ne prends pas les angles que je sais bons (et encore, je n'y arrive pas à chaque fois), ça devient vite un fouillis de traits mal assortis.
Et puis, comme tout un.e chacun.e, j'ai mes complexes, en particulier mon nez, d'une taille légèrement supérieure (euphémisme) à ce que j'aimerais, dont la base est trop présente au-dessus d'une lèvre supérieure trop fine...
et mes mains... doigts courts, grosses phalanges, annulaires de forme étrange, paumes larges (bonjour la galère pour trouver des gants : si les doigts me vont, je craque la paume, et si la paume me va, les doigts flottent...), mes mains sont les sept plaies d'Egypte à elles toutes seules. Et je vous épargne les pieds ! Berthe, c'est mon surnom...
Et puis la peau luisante et contrariante, le bourrelet du genou, les seins bas, les dents trop foncées et les oreilles qui poussent... Je ne suis pas encore Ophélie Labourette (heureusement, parce que je chante faux!) mais... Bref, mère nature m'a dotée d'une bonne santé, mais pour l'esthétique, elle a lancé fléaux et cadeaux au petit bonheur...
Photo miraculeuse donc, puisque j'y aime assez et mon nez et mes mains : je constate sur pas mal de photos non posées qu'avec le temps, j'ai pris l'habitude de faire prendre de jolies positions à ces dernières, histoire de compenser (c'est que je parlais de danse, aussi, à ce moment...). Dommage que je ne puisse pas faire pareil pour mon nez : je le mettrais derrière ma tête !
Même mes cheveux ont l'air coiffés avec un petit gonflant sixties, ce qui constitue une sorte de précédent sans précédent. ^^
Bref, en guise de thérapie express, hop, je poste ! Parce qu'en plus les couleurs sont belles, et que voilà deux vêtements que j'ai déjà montrés, mais jamais ensemble. Attention, la tenue complète m'a coûté... 10 €. Eh oui... le haut, 8 € en d-vente, et la jupe vintage Kookaï (oui ça y est ça existe !) 2 € sur des Puces.
Bon, ne prenez pas tout ça trop au sérieux, je ne suis pas près de passer sur un billard... J'espère juste que la photo vous plaira !
Et vous, avez-vous une photo de vous qui vous décomplexe un peu ? Parce qu'après tout, si un objectif vous a vu.e comme ça, les gens aussi !
"Sale temps", "temps pourri", ... souvent, ces expression pleuvent dès le premier matin de pluie, que ce soit à Paris, en Bretagne ou dans le Sud, et quand je fais remarquer qu'il y en avait besoin : "C'est vrai...". Il fait toujours trop froid, trop chaud, trop humide... Réjouissons-nous plutôt de cette belle variété de climats (et donc de paysages) dans notre pays qui, même s'il connaît quelques tempêtes, est plutôt privilégié.
Tous les temps me semblent aimables : la pluie qui berce et celle qui frappe, toutes les pluies qui abreuvent la terre, le vent qui hurle, la brume, la bruine, la brise, la tempête, la canicule, le froid qui saisit et contracte, la neige crissante ou veloutée, les nuages et toutes leurs nuances de gris, les ciels bas et les ciels trop bleus... A chacun.e sa beauté, et si l'on part de ce principe, si l'on s'habille adéquatement pour sortir gaiement, le corps ne s'en trouve pas mal, au contraire, il est vivifié, redynamisé, et voilà rappelé que nous ne sommes pas en sucre, que rien ne sert de vivre enfermé entre clim' et chauffage.
Mais bien sûr, notre humeur influe aussi sur la manière dont on ressent le temps... On ne supporte pas le soleil par une belle journée de rupture, et on aime la pluie du premier baiser... Rappelle-toi, Barbara.
La pluie diffère, adoucit, ralentit, et surtout berce. Son bruit sur l'eau, sur les feuilles, sur le zinc, sur le vélux, rend le monde présent, résonnant. L'humidité de l'air donne écho à tout. Et après, après, le beau temps sans doute, mais surtout des ciels lavés et traversés de lumière diffractée, des arcs-en-ciel. Sur le blog sont disséminés quelques-uns que j'ai eu la chance de contempler en Loire-Atlantique, en Irlande, ou encore à Lacanau.
Je conseille cet essai, qui distille de belles pensées sur le lien de la pluie à la peinture, à l'éphémère, au repos, au brouillage... et de belles citations, de Brel à ce beau haïku de Chiyo Ni :
L'eau devient cristal,
Les lucioles s'éteignent,
Rien n'existe.
Lisons Paul Claudel :
Par les deux fenêtres qui sont en face de moi, les deux fenêtres
qui sont à ma gauche, et les deux fenêtres qui sont à ma
droite, je vois, j’entends d’une oreille et de l’autre tomber
immensément la pluie. Je pense qu’il est un quart d’heure
après midi : autour de moi, tout est lumière et eau. Je porte ma
plume à l’encrier, et jouissant de la sécurité de
mon emprisonnement, intérieur, aquatique, tel qu’un insecte dans
le milieu d’une bulle d’air, j’écris ce poème.
Ce n’est point de la bruine qui tombe, ce n’est point une pluie languissante
et douteuse. La nue attrape de près la terre et descend sur elle serré et
bourru, d’une attaque puissante et profonde. Qu’il fait frais, grenouilles, à oublier,
dans l’épaisseur de l’herbe mouillée, la mare !
Il n’est pas à craindre que la pluie cesse ; cela est copieux, cela
est satisfaisant. Altéré, mes frères, à qui cette
très merveilleuse rasade ne suffirait pas. La terre a disparu, la maison
baigne, les arbres submergés ruissellent, le fleuve lui-même qui
termine mon horizon comme une mer paraît noyé.
Et Francis Ponge :
La pluie, dans la cour où je la regarde tomber, descend à des allures
très diverses. Au centre c'est un fin rideau (ou réseau) discontinu,
une chute implacable mais relativement lente de gouttes probablement
assez légères, une précipitation sempiternelle sans vigueur, une
fraction intense du météore pur. A peu de distance des murs de droite
et de gauche tombent avec plus de bruit des gouttes plus lourdes,
individuées. Ici elles semblent de la grosseur d'un grain de blé, là
d'un pois, ailleurs presque d'une bille. Sur des tringles, sur les
accoudoirs de la fenêtre la pluie court horizontalement tandis que sur
la face inférieure des mêmes obstacles elle se suspend en berlingots
convexes. Selon la surface entière d'un petit toit de zinc que le
regard surplombe elle ruisselle en nappe très mince, moirée à cause de
courants très variés par les imperceptibles ondulations et bosses de la
couverture. De la gouttière attenante où elle coule avec la contention
d'un ruisseau creux sans grande pente, elle choit tout à coup en un
filet parfaitement vertical, assez grossièrement tressé, jusqu'au sol
où elle se brise et rejaillit en aiguillettes brillantes.
Chacune de ses formes a une allure particulière : il y répond un
bruit particulier. Le tout vit avec intensité comme un mécanisme
compliqué, aussi précis que hasardeux, comme une horlogerie dont le
ressort est la pesanteur d'une masse donnée de vapeur en précipitation.
La sonnerie au sol des filets verticaux, le glou-glou des
gouttières, les minuscules coups de gong se multiplient et résonnent à
la fois en un concert sans monotonie, non sans délicatesse.
Lorsque le ressort s'est détendu, certains rouages quelque temps
continuent à fonctionner, de plus en plus ralentis, puis toute la
machinerie s'arrête. Alors si le soleil reparaît tout s'efface bientôt,
le brillant appareil s'évapore : il a plu.
Giono :
Le jour s’assombrit peu à peu. La pluie commença par n’être qu’une fine
mousseline tiède, puis, s’écroula en blocs de plus en plus pesants
pendant une quarantaine d’heures ; sans rage ; avec une sorte de paix
tranquille. Enfin, il y eut un coup de tonnerre magnifique, c’est-à-dire
avec une belle déchirure rouge et tellement retentissant que les
oreilles s’en trouvèrent toutes débouchées. Le ciel s’ouvrit. De chaque
côté de la fente des châteaux vertigineux de nuages s’étagèrent et le
ciel apparut azuré à souhait. À mesure que les châteaux de nuages
s’éloignaient l’un de l’autre découvrant de plus en plus du ciel, l’azur
vira au bleu de gentiane et tout un ostensoir de rayons de soleil se
mit à rouer à la pointe extrême des nuées.
Et puis la pluie, ce sont des souvenirs de cinéma inoubliables : tout Blade Runner, la fin de Diamants sur canapé et d'Amadeus, un adieu sans mots dans Sur la route de Madison, plus récemmment un retour à la maison dans Parasites, et tant d'autres...
Bien sûr, je ne pouvais pas ne pas terminer par une petite potion magique bien connue, qui permet de résister encore et toujours à l'apathie. Gene comme un génie sorti de la lampe, and I'm happy again... La joie, les jeux enfantins, la dérision légère à l'égard de l'ordre établi, l'aisance du corps, ce timbre... 4' de pur plaisir.
Aimez-vous les listes ? Pas les barbantes genre courses ou choses à faire (bien qu'elles nous soient bien utiles aussi), non, des listes enrichissantes, drôles, poétiques... de celles qu'on garde. Des joies, des voyages rêvés, des personnes qu'on veut voir plus souvent, des musiques qui nous font danser, des citations percutantes, tout ça...
L'idée vous plait ? Vous le faites déjà ? Novice ou féru de la liste, je vous présente deux ouvrages pour (re)découvrir ce plaisir fort pratiqué par les japonais, qui le considèrent comme un genre littéraire à part entière (et pas seulement eux, bien sûr ; voir les inventaires à la Prévert, "L'Union libre" de Breton, les "Je me souviens" de Perec - qui appréciait grandement Sei Shonagon, les listes qui émaillent "Passion simple" d'Annie Erneaux, etc. etc.) : voir cet ouvrage de recherche.
- Les Miscellanées de Mr Schott, de Ben Schott (Allia, 2005). Une petite boîte de chocolats où vous retrouverez aussi bien le code irlandais du duel, les 9 muses, ou encore cette magnifique liste des "Résolutions pour l'époque où je deviendrai vieux", datant de 1699 et écrite par Jonathan Swift :
- Ne point épouser une jeune femme.
- Ne point fréquenter les jeunes gens, à moins qu'ils ne le désirent.
- N'être point maussade, ni morose, ni soupçonneux.
- Ne pas mépriser le présent, ses manières de voir, son genre d'esprit, ses modes, ses hommes, ses guerres, etc.
- Ne point aimer les enfants.
- Ne pas rabâcher sans cesse la même histoire aux mêmes gens.
- Ne pas être cupide.
- Ne pas négliger la décence ou la propreté, de peur de devenir dégoûtant.
- N'être pas trop sévère pour les jeunes gens, mais faire une large part à leurs enfantillages et à leurs faiblesses.
- Ne pas être trop prodigue d'avis, et n'en donner qu'à ceux qui en demandent.
- Prier quelque bon ami de me prévenir de celles de ces résolutions que
je viole ou néglige, et en quoi, et me réformer en conséquence. -Ne pas trop parler, surtout de moi.
- Ne pas me vanter de ma beauté passée, ni de ma force, ni de ma faveur auprès des dames, etc
- Ne pas écouter les flatteries, ni me figurer que je puis être aimé
d'une jeune femme ; et les captateurs d'héritage les haïr et les fuir.
- Ne pas être tranchant ni entêté dans mes opinions.
- Ne pas me donner pour observer toutes ces règles, de crainte que je n'en observe aucune.
- Les Notes de chevetd'une femme de lettres japonaise, Sei Shonagon, ayant vécu au XIe siècle. Mélange de listes poétiques, de notes intimes, de poèmes, etc. d'une dame de compagnie à la cour, ce livre est à la fois un excellent moyen de comprendre la culture ancestrale japonaise, si attachée à l'esthétique et au raffinement, et un écrit d'une étonnante modernité. Chez Gallimard, collection "Connaissance de l'Orient" (ou en édition de luxe brochée chez Citadelles & Mazenod). Partie du sommaire reproduite en tête d'article.
Quelques extraits ici : http://www.castalie.fr/article-1733537.html Une émission radiophonique à son sujet.
- Beaucoup plus près de nous, toute une série d'idées dansL'Art des listes de Dominique Loreau, qui a longtemps vécu au Japon.Une mine d'idées auxquelles elle se prête à certaines pages, de ce qu'on aime respirer aux libertés que l'on croit acquises, de ce qu'on ferait si on était invisible aux mots qu'on aime entendre mais qu'on ne dit jamais.
Et pour qu'elles ne restent pas lettre morte, ces listes, on agit dans la foulée... Les amis pas vus depuis trop longtemps : hop, coup de fil, date, train, ça y est. La liste ne va pas contre le temps, mais avec ; elle permet de décliner les rêves en étapes réalisables, de plonger dans les bons souvenirs, d'embrasser les possibles. Dans un carnet, un onglet, ou la paume de la main.