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lundi 17 août 2015

Un peu d'exotisme et de nacre bleue

La nacre est une matière fabriquée naturellement par certains coquillages, qui en tapissent l'intérieur de leur coquille. On en trouve de toutes les couleurs, dans différentes régions du monde, à condition que l'eau soit pure... mais la nacre bleue ne se trouve que dans les îles du nord de la Nouvelle-Zélande.
Le coquillage qui la produit se nomme l'ormeau (haliotis iris de son petit nom scientifique, et paua de son nom maori).
Malheureusement surexploité, pour sa beauté comme pour sa chair appréciée des gastronomes, qui l'ont rendu de plus en plus cher, il est à présent élevé par l'homme et protégé dans certains pays ; mais le braconnage et diverses pollutions empêchent le rétablissement des colonies, d'autant qu'il se reproduit et croît avec lenteur.
Toutefois, en Nouvelle-Zélande, on en trouve des morceaux échoués naturellement sur la plage, et des locaux les montent et les vendent : une grande amie m'a donc rapporté de voyage ce pendentif, que je trouve magnifique, et qui m'a donné envie d'une petite série tournant autour de lui, sous le soleil de Marseille.
 







- Maillot de bain Janine Robin, payé 29 € dans un bac de fins de série.
- Paréo en soie et coton Idéa plus, acheté il y a longtemps, 1 € sur un marché aux puces. 
- Pendentif en nacre bleue de Nouvelle-Zélande offert par une amie. 

On trouve aussi de très jolis bijoux en nacre bleue sur CE SITE, comme ces boucles d'oreille... mais je ne sais rien concernant leur provenance...

lundi 10 août 2015

Talons hauts : petits conseils à partager

« Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. »     
Bertrand dans L'Homme qui aimait les femmes, de Truffaut.

Eh bien justement, je voudrais m'intéresser aujourd'hui avec vous à la pointe dudit compas, autrement dit le talon !
 
A titre personnel, j'apprécie les chaussures à talons assez hauts, entre 5 et 8 cm, comme le nom du blog l'indique d'ailleurs, et je rencontre souvent des femmes qui aimeraient en porter plus souvent, mais se sentent mal avec et me demandent conseil. Si tel est votre cas, cet article pourrait vous être utile, du moins je l'espère. En effet, même un goût sincère et non commandé par une féminité normée n'a pas à causer de déplaisante souffrance (non, non, ce n'est pas un pléonasme : par cette tournure, je laisse de côté un éventuel plaisir masochiste dont il ne sera pas question dans cet article).  
 
J'en porte pratiquement tous les jours, même lorsque je dois marcher longtemps, même au travail (debout, avec piétinements), et pour danser en soirée. Cela ne me fait mal ni aux pieds, ni au dos (pourtant fragile). 
 
Pourtant, je n'ai pas le pied spécialement cambré (le dos oui - et d'ailleurs les chaussures plates me tassent et me font mal). En revanche, j'ai les chevilles et les pieds plutôt larges, et musclés, ce qui peut aider... Mais cela ne suffit pas à assurer un confort parfait, et ce n'est pas non plus indispensable. 
 
Alors, si vous avez envie d'en porter plus souvent, mais que c'est une torture pour vous (mal aux pieds, démarche étrange, équilibre instable...), n'hésitez pas à tester mes conseils avant de jeter l'éponge : je vous garantis une nette amélioration ! 
 
En effet, votre confort dépend essentiellement de la qualité de la chaussure, et de quelques critères malheureusement méconnus, que je partage souvent avec mes amies et... des chausseurs (Tailler la discute dans les petites boutiques, c'est plaisant, et utile. Une autre manière de vivre le shopping. Mais je m'égare.)
 
Je vous propose donc 5 critères à l'achat, pour être bien sur vos talons.

1) La hauteur à ne pas dépasser : 8 cm.

C'est déjà un vrai talon bien haut (plus que ce que les personnels de santé recommandent ;-)), qui cambrera votre pied, et cela devrait être votre maximum, à moins d'avoir un pied de danseuse, au cou de pied très fort. Au-delà, le pied ne peut plus se dérouler, tout le poids porte sur l'avant, les genoux et le dos subissent des traumatismes.
 
Petite remarque : la hauteur d'un talon se mesure dans l'axe du talon, et non tout à l'arrière.

2) Le plus important : un talon dans l'axe

Très peu de chaussures répondent à ce critère, et ce n'est pas une question de prix, puisqu'on peut aussi bien trouver des talons correctement conçus chez La Redoute que mal placés chez Louboutin ou Dries van Noten... Aussi, j'espère que si vous n'en retenez qu'un, ce sera celui-ci !
Je m'explique : le talon soit soutenir... le talon. Pour cela, il ne doit pas être à l'arrière de la chaussure (ne soutient rien et fait forcer les tendons), mais en retrait, afin de se trouver bel et bien sous le centre du talon.
 
Exemples :  

OUI






NON



3) Un talon équilibré (un peu comme les pneus) et stable. 

Cela n'a rien à voir avec sa largeur, car les talons compensés ou carrés ne sont pas concernés par cet article.
Le test est très simple : saisissez la chaussure par l'arrière, en haut (le contrefort), entre le pouce et les autres doigts, levez-la à une dizaine de cm du sol, et projetez-la vers le sol et l'avant, d'une petite poussée sèche (elle ne parcourra que 10 à 20 cm). Si elle vacille un peu ou pas du tout, sans tomber, banco ! Si elle bascule et chute sur un côté, le talon est vrillé, et vous aurez des problèmes d'équilibre supplémentaire, des appuis faussés néfastes pour votre corps, et une usure prématurée ou dissymétrique des semelles et des talons. Si vous n'osez pas faire ça dans le magasin (mais ça peut être très discret), levez la chaussure par l'arrière devant vos yeux, et essayez de voir si la semelle et le talon forment une bonne perpendiculaire sans que la semelle ne semble vriller à gauche ou à droit. Mais c'est un test plus hasardeux sans expérience.

4) L'épaisseur du talon

Ni trop fin (type stiletto), ni trop carré, afin que votre talon à vous repose naturellement sur lui et que vous puissiez garder une démarche normale.


5) Une semelle souple et point trop épaisse pour une marche normale

Ce critère est également très important. Ne croyez pas que les semelles très épaisses ou à patin soient le meilleur choix : certes, elles empêchent la plante de chauffer au contact du sol (mais pour cela, il y a des patchs gel très pratiques, dans toutes les pharmacies), mais elles vous empêchent aussi d'appliquer le conseil qui dépend de vous : marcher normalement, comme à plat, c'est-à-dire en commençant par le talon et en déroulant le pied ! 
Et c'est aussi cela qui fera toute la différence en soirée, pour bien danser, plier le pied librement, tourner... 
 
C'est pourquoi l'idéal est en réalité représenté par les modèles conçus pour les danses de salon latines, que je porte pour ma part en soirée et même en ville. Beaucoup sont un peu ringards ou de style trop identifiable, mais ça vaut la peine de chercher (d'autant qu'ils sont toujours à la bonne hauteur, et dans des matières qui n'irritent pas le pied). 
 
En ce moment, je salive sur celles-ci : 
Raquel est une merveilleuse entreprise dont je vous reparlerai bientôt, dans le 2e volet du billet, consacré aux marques, à leur fabrication, leur prix, aux chaussures dont on a besoin... Bref, au shopping concret.

Pour revenir à la démarche, je vois beaucoup de filles qui n'osent pas, et posent précautionneusement l'avant du pied en premier. Non seulement cela aggrave la charge sur ce dernier, bousille les genoux, mais comment se sentir bien avec une telle entrave à ses mouvements et un tel risque de déséquilibre ?
 
Souvent, c'est l'instabilité du talon de mauvaise qualité qui pousse à cette démarche méfiante... Je vous renvoie donc aux autres conseils afin d'oser marcher franchement, voire courir, sur vos talons.

Bien sûr, toutes les activités physiques qui améliorent la posture, la musculature et l'équilibre (danse, arts martiaux, yoga, …) ne pourront que vous aider dans ce domaine particulier, en plus de tous les autres. 

En guise de conclusion : nos pauvres pieds, nous passons notre vie dessus, ils gonflent, ils crient que nous les malmenons, et nous ne les écoutons pas... Prenez la peine de leur offrir le meilleur, vous verrez comme ils vous remercieront ! Peut-être allez vous devenir une fille à talons, qui peut marcher sans grimacer, se dépêcher, sautiller, légère et bien dans ses pieds !

Pour finir, quelques conseils morphologiques si vous souhaitez affiner visuellement vos jambes (avec un vêtement court), ce qui est mon cas (bon, on essaie aussi de les affiner pour de vrai, mais ceci est une autre histoire...)
Si vous avez les jambes d'Adriana Karembeu, vous pouvez passer à la suite !  

- La bride doit être basse, sous l'os de la cheville : les brides hautes « coupent » la jambe, de face comme de profil (reprenez l'affiche de Truffaut, et imaginez la bride 5 ou 6 cm plus haut...)
Non :
Noooon  !!!

Oui :
Les escarpins sans bride, quant à eux, si vous êtes à l'aise avec, allongent encore davantage la jambe qui « court » jusqu'à la pointe du pied. 

- De derrière, plus le talon est fin, plus le mollet paraît large, et un talon trop large et carré ne le met pas non plus en valeur. A prendre en compte !
- Dans la même logique, une bride large affine la cheville. Toutefois, il est assez difficile de trouver des brides larges et basses.


Enfin, si vous trouvez que vos pieds sont un peu grands, choisissez des chaussures à bout ouvert et/ou à talon dégagé, avec des brides ou renforts assez larges et verticaux sur les côtés, éventuellement bicolores, afin de le "couper" visuellement. Ce sera également un effet positif des talons bien positionnés (voir conseil n°2). 
 

 
Surtout, ne choisissez jamais une chaussures ouverte légèrement trop petite : dès que les orteils dépassent un petit peu, c'est très laid, et vous obtenez l'inverse de l'effet recherché (ça ne vaut pas que pour les talons, mais les talons font descendre le pied, l'effet en est aggravé).
 
Prenez des chaussures dans lesquelles vous sentez votre pied bien tenu (bons contreforts, brides solides). 

Voilà, j'espère que tout cela vous sera utile, n'hésitez pas à laisser des commentaires pour réagir ou poser des questions!

Je réserve la suite pour un autre article, consacré aux marques (provenance, prix, qualité) et à une proposition de sélection pour votre dressing, afin de ne pas crouler sous les paires, tout en comblant votre amour de la belle pompe. 

samedi 8 novembre 2014

Made in Cachemire ?

Le cachemire, ou cashmere, est d'abord une région montagneuse de l'Inde. Il est devenu le nom, par association, d'une matière noble entre toutes, fine et douce, longtemps réservée aux plus riches (et aux 47 ans de mariage). Sa production et sa distribution se sont développées en Europe, ainsi qu'aux Etats-Unis et au Japon, au XIXe.
Il s'agit d'une matière endogène, exclusivement issue de la laine des chèvres de cette région du monde qui va du nord du Cachemire indien à l'extrême est du Tibet chinois.
Les splendides chèvres qui nous offrent ce cadeau vivent à plus de 4000 mètres d'altitude. Pour obtenir la laine, leur pelage d'hiver (conçu pour les protéger des froids et des vents les plus glacials) est brossé, afin de n'extraire que les poils les plus longs et les plus doux. Il est ensuite trié, puis nettoyé. Le tout à la main, et bien plus de douceur pour les animaux, puisque contraitement aux autres laines, le cachemire ne nécessite pas de tonte.
Après un acheminement montagnard en caravane (tout un rêve aventurier), les poils sont filés puis tissés sur un métier en bois. Pour passer du blanc cassé aux couleurs profondes et brillantes qui sont le signe inégalable de leur origine entièrement locale et artisanale (voir les photos ci-dessous), les étoffes sont teintes dans de grands seaux d'eau et de colorants naturels. Le tout selon des traditions ancestrales, que seuls les autochtones pratiquent et entretiennent.
Tout a donc l'air pour le mieux, et vous vous sentez soudain très fièr.e de votre achat.
Mais... combien l'avez-vous payé ? Pas cher, vous dites-vous, ravi.e. Autrefois réservés aux plus aisés, les vêtements en cachemire se retrouvent dans des enseignes type Monoprix, Uniqlo, etc. ; bref, se "démocratisent". Hélas, votre vieille grand-mère a dû vous l'apprendre, dans la vie, tout a un prix :
- les tissus sont teints plus loin dans la chaîne de fabrication, de manière non naturelle ;
- le filage et le tissage deviennent mécaniques et se font en usine ;
- la sélection est relâchée (poils plus courts, plus larges, plus gras). 
résultat : une qualité médiocre, qui se distend et bouloche dès les premiers (même  précautionneux) lavages, alors que les cachemires traditionnels embellissent à chacun.
- pour les éleveurs, une hausse du revenu quantitatif (ils produisent et vendent davantage car la demande augmente, évidemment) mais une baisse du revenu moyen : on les paie de moins en moins.

J'apprends d'ailleurs grâce à Wikipédia qu'il existe une expression populaire anglaise, british cashmere, qui désigne un mensonge grossier, ou un attrape-nigaud. C'est dire...

Bref, les miracles n'existent pas : le plus beau cachemire reste rare et très cher, il ne se "démocratise" pas, sauf si démocratiser signife détruire un peuple (et une région) pour s'offrir un ersatz à bas prix. 
Ce n'est pas non plus écologique, car les dégâts ne s'arrêtent pas là : la production annuelle moyenne par chèvre, sans forcer, est de 150 grammes (c'est bien cette rareté qui la rend si coûteuse). Or, si ce commerce permet aux bergers Mongols de vivre et de faire vivre leurs traditions (ils sont nomades), à présent l'élevage devenu intensif est à l'origine de surpâturage, d'une rupture de l'équilibre des espèces qui permettent aussi à ces bergers de vivre, d'une importante désertification de la province de la Mongolie Intérieure (la Mongolie est le 2e producteur mondial après la Chine), et à sa suite de l'accroissement de vents poussiéreux qui déferlent bien au-delà de cette seule région. Là-bas, tout est plus grand, plus extrême, et les destructions galopent donc plus vite aussi... Et ce n'est pas une préoccupation d'européen.ne lointain.e qui pense à la nature avant de se soucier des travailleurs, au contraire : c'est encore le producteur qui l'aura dans l'os, puisque la province, affolée par les dégâts, impose à présent des restrictions.
A lire ici, pour finir, un témoignage sur la fabrication. 

Pour autant, les premiers frimas donnent bien envie de se lover douillettement dans un pull fin, doux, et chaud. Et ça vaut le coup, car tout un peuple, un beau peuple, vit de ce commerce. Mais encore une fois, consommation sans conscience n'est que ruine du monde...
L'on peut donc, à la japonaise, prendre le temps d'économiser pour s'offrir LA pièce, et le jour venu se fier à quelques filières, au lieu de se jeter chez Bompard (qui n'est plus à la hauteur de sa réputation) ou pire... :

- attendre que le label élaboré par l'ONG AVSF voie le jour



- faire un tour chez Kapra Hiska Cashmere (43 rue de Turenne, dans le 3e à Paris), pour admirer les couleurs et la douceur, discuter avec le patron, prendre des notes pour plus tard... :


Le bilan carbone n'étant de toute manière pas jojo, je préfère attendre et acheter une ou deux très belles pièces, pour la vie !

Conseils de lavage : Vous pouvez les laver toutes les trois ou quatre utilisations. Le mieux est un lavage à la main ou un programme berce-laine/à la main (30° maxi) avec une lessive adaptée aux laines.
Surtout, pas d'essorage ni de séchage suspendu (ça déforme) : posez-le à plat, par exemple sur une serviette de bain pliée (avec laquelle vous pouvez le presser, afin qu'il sèche plus vite).

Allons allons, ne vous découragez pas : puisqu'on vous dit pas trop souvent, et qu'il embellira.

Sur ce, je vous souhaite de beaux frimas. Sans cachemire, on trouvera bien d'autres moyens de se réchauffer...

lundi 30 janvier 2012

Vintage et seconde main : avant-propos

 
Un jupon en laine vieux d'un siècle que j'ai revendu à une splendide jeune femme sur une brocante; après avoir posé de jolis boutons en coco assortis et l'avoir pas mal porté ! 
 
"Vintage" : adjectif invariable. Emprunté à l'anglais, qui l'a lui-même pris de l'ancien français vendange. Désigne quelque chose de "rétro", de "millésimé" (de jolis mots aussi, non ?). 
Couramment employé par les accro à la nostalgie d'autres époques, au cinéma intérieur de tous les instants, à l'artisanat exigeant, à l'authenticité.  
S'accompagne généralement de petits bonheurs et de délicieuses découvertes. 
J'essaie donc de partager mes meilleures adresses pour apprendre empiriquemet la passionnante histoire des vêtements, des coupes, des tissus, des modèles, si profondément liée à celle des sociétés. (voir aussi la rubrique "Coupes, matières, couleurs"). De vraies boutiques où essayer, caresser, admirer des pièces rares et discuter avec les patron.ne.s généralement passionné.e.s.

La "Seconde main" désigne simplement des vêtements qu'on n'achète pas neufs. 
La rubrique correspondante ici correspond donc aux trouvailles et dépôts-ventes ou boutiques de seconde main dont les modèles sont récents et non rétros. 
La démache est alors surtout humaine, économique et écologique, en particulier si vous lorgnez des marques issues de la fast fashion qui broie l'humain et la nature pour fournir toujours plus de jetable.

Si le vintage ne vous dit rien, quelques remarques supplémentaires :  

- Même si vous n'achetez pas, visiter quelques boutiques et faire quelques essayages est le meilleur moyen de découvrir que certaines coupes (presque) disparues des tendances actuelles sont celles qui vous vont le mieux. Pour ma part, c'est grâce à mon attirance pour les vêtements qui ont une histoire que j'ai découvert, à une époque où on ne trouvait pas grand chose de ce genre en boutique, que les tailles hautes, les coupes cintrées à la taille, les jupes sous le genou me seyaient tout particulièrement. Selon la décennie, il y en a pour toutes : androgynes, pulpeuses, toutes menues, féminines, grandes, petites, ... Comme pour les objets, se révèle soudain une incroyable variété d'imaginations, de couleurs, de silhouettes, de matières... Ne vous en privez pas ! Le plaisir du toucher, de la vue, et les bouffées de cinéma et d'histoire qui remontent n'auront de toute manière pas été vaines. Si on aime la couture, rien de tel non plus que d'admirer des coutures faites dans les règles de l'art, les détails, les boutons, et des tissages de coton devenus introuvables.

- En dehors des années 20 et 30, dont les robes sont particulièrement délicates, un vêtement vintage n'est pas fragile, il est même souvent plus résistant que les vêtements neufs actuels (notamment pour les mailles et laines, qui ne boulochent pas, le polyester et le coton, inusables, les chaussures, ...). Ce n'est pas magique, c'est une question de qualité des matières premières et de qualification de la main-d'oeuvre et d'exigence des consommateurs, lesquelles n'ont cessé d'être revues à la baisse depuis l'après-guerre, pour des raisons multiples. 
Je ne me prive jamais d'un geste plaisant mais "dangereux" avec mes pièces vintage, comme m'assoir par terre ou marcher dans la campagne, et je n'ai pas beaucoup de pertes à déplorer à ce jour ! Le but est qu'elles revivent avec vous, pas que vous vous figiez avec elles dans un musée. :-)

- Les vêtements vintage n'ont pas forcément "une odeur", même les très anciens !

- Le vintage, même à Paris, même en boutique, n'est pas forcément hors de prix, surtout si on les compare aux vêtements qui se vendent neufs en boutiques : des coups de foudre abordables vous tomberont forcément dessus. On trouve beaucoup de vêtements autour de 20 € dans les friperies, et les merveilles démarrent à 50 €. Je suis ainsi l'heure propriétaire d'une jupe écossaise des années 60 cousue à la main payée 60 €, d'une nuisette en soie des années 30 por le même prix, d'un manteau des années 40 pure laine payé le prix d'un manteau H&M soldé, d'un incroyable blouson en daim payé 25 €, etc.

Bref, je trierais les bonnes adresses comme suit :

- Catégorie : #pièces phares (robe vichy, jupe en daim, chemise hawaïenne...), # prix moyens #jolie sélection

- Catégorie #fripes qui vont bien #petits prix # tout venant semé de quelques joyaux #j'aime fouiller

- Catégorie : #merveilles, #cris d'admiration étouffés, #rêves, #Hollywood, #plaisir des yeux, #il y aura bien un truc dans mes moyens, ou alors je veux investir mon PEL dans une soirée

mercredi 9 novembre 2011

Prix d'excellence au lin


Vous aimez les vêtements, les draps en lin ? Moi aussi ! Lorsque le lin est beau, il vit, il vibre ; son fil satiné dévoile délicatement sa propre trame, il enveloppe la peau et l'accompagne, ferme, autonome, doux, rafraîchissant. C'est un tissu qui sait se tenir. Le lin de grande qualité prend un aspect froissé qui ajoute à sa beauté. Il joue de ses teintes et de ses transparences avec élégance et pudeur. Les créateurs japonais, épris de discrétion et de qualité, ne s'y trompent pas, et l'utilisent abondamment.
La Nature et les agriculteurs l'aiment aussi : il ne nécessite que très peu de traitement et d'eau, il est cultivé et filé en Europe de l'Ouest. Le lin offre sa pureté, son exigence à tout ce qui l'entoure. Un site consacré au lin.
Un joli petit documentaire sur les étapes que vit le lin, de la plante délicatement fleurie à la création textile.
http://vimeo.com/30124304
C'est bon, de temps en temps, de se rendre compte du chemin que les choses parcourent pour arriver jusqu'à nous.
Merci à ce créateur qui dit : "Il est toujours préférable de travailler avec des matériaux nobles, car en terme de fabrication et d'utilisation, on gagne du temps, ils glissent plus facilement."

mercredi 10 août 2011

La lingerie

En lingerie fine, outre qu'on peut se plaire et s'auto-érotiser avec joie, ça ne gratte pas, ça ne marque pas, ça nous soutient toujours, on l'oublie !

J'en ai convaincu, des copines... "Ooh, un soutien-gorge de luxe en dernier jour de soldes à 30 € (donc au prix d'un Etam) et enfin je l'oublie, pas mal aux seins, pas de marque, pas d'irritation, rien !" Et il est beau, valorisant, se laisse oublier ; de la vraie dentelle toute douce, des bretelles qui résistent au temps ! Sans compter qu'on suspecte les soutien-gorge qui serrent trop de favoriser la formation de mauvais ganglions...

A ce propos, comment choisir sa taille, sa forme ? Beaucoup d'entre nous ne prennent pas les plus adaptées. Le mieux est encore de vous adresser à une vendeuse experte, dans une vraie boutique spécialisée. Vous y découvrirez des marques de niche moins médiatisées mais particulièrement intéressantes.

Chaque marque est plus ou moins modelée sur un type de seins et que chaque forme de seins a des "marques idéales". Simone Pérèle et Lise Charmel sont les deux marques qui me vont le mieux au quotidien.
Je vous laisse admirer la gamme "Nuit de Venise" de Lise Charmel, que j'ai achetée en totalité, petit à petit, l'année passée et cette année. Cette nuisette... Quel confort, quelle beauté, quel maintien invisible, quel dos !
Dentelles, cristaux, découpes... La lingerie, c'est du travail d'orfèvre et si on a envie d'en porter, la qualité est indispensable pour se sentir bien (comme pour les chaussures). Ne pensez pas que c'est cher à cause de la quantité de tissu... 60 gestes de couture sur des matériaux si ténus et si fragiles, c'est justement bien plus long et difficile que de coudre un tee-shirt. Un reportage intéressant ici : CLIC.


Comme je ne suis pas millionaire : 

1) j'achète peu - les pièces durent très longtemps, et peu à peu 
2) en soldes 
3) je vais dans de vraies boutiques, avec des vendeuses-patronnes expertes, qui proposent le paiement en trois fois sans frais. 

Croyez-moi, allez là-dedans, essayez tout et faites vous conseiller pour trouver VOS modèles, VOS marques, investissez. Vous ne le regretterez jamais ! Surtout si on a une poitrine un peu forte, plus exigeante : fini les armatures qui scient, les bretelles qui se détendent trop vite, etc.
 
Idem pour les maillots, d'ailleurs. N'importe quel bikini va à une corpulence menue - même s'il est moins beau qu'un autre. Mais si on est un peu en chair, le manque de qualité ou de savoir-faire dans la fabrication devient rédhibitoire. 
Une amie récemment convertie : "Je l'ai payé plus de 100 €, mais je suis bien foutue avec, il emboite, il tient tout, je suis une sirène." Ca, c'est le "syndrome Lise Charmel". La patronne d'Astuces lingerie à Nantes me disait : "Les clientes qui testent Lise Charmel, après, c'est pour la vie." Mon deux pièces rouge, ma nuisette Nuit de Venise et moi sommes d'accord avec elle... 
Et parfois, on les trouve à un prix mini, comme celui-ci.

Pour dénicher pièces et marques originales et parfois bien déstockées, je conseille deux sites (mais rien ne vaut l'essayage en boutique) : 

dimanche 24 juillet 2011

Carnets de style

Depuis des années, je récupère des magazines, je découpe et (ré)assemble, par dominante ou librement, les photos, les tenues ou vêtements qui m'inspirent.

Voici un extrait de mes petits carnets de style suite à la dernière période (2010-2011). Le but n'est pas d'acheter (c'est même parfois des marques que je n'achète jamais, ou des vêtements décevants en réalité), mais de développer l'oeil et la créativité sur les coupes, les couleurs et les styles, afin d'explorer mon style et de trouver de nouvelles idées qui n'ont plus de saison. J'ai commencé il y a dix ans (l'explosion des prix, wow...) mais étant assez difficile, je n'ai que deux gros classeurs... J'y passe une après-midi deux fois par an, à la fin de chaque saison, à peu près. 

Un loisir pas si futile lorsqu'on se cherche, qu'on apprécie de s'habiller harmonieusement - surtout si on goûte les couleurs, et/ou qu'on s'intéresse à l'histoire du vêtement (laquelle est aussi une histoire sociale, culturelle et esthétique). 

Cela se fait beaucoup numériquement à présent, mais je garde le plaisir de manier ciseaux, colle et papier. ^^